1. Immobilier
  2. Actualités immobilières à CARQUEFOU
  3. Bilan du premier semestre 2026 de l’agence immobilière Century 21 C.A.I. de Carquefou

Bilan du premier semestre 2026 de l’agence immobilière Century 21 C.A.I. de Carquefou

Publié le 01/07/2026
Le premier semestre 2026 confirme une réalité simple : le marché immobilier à Carquefou n’est pas bloqué, mais il est devenu beaucoup plus sélectif. Les acquéreurs sont toujours là, les banques financent encore, les compromis se signent, mais le marché ne pardonne plus les erreurs de prix. À l’agence Century 21 C.A.I. de Carquefou, l’activité transaction progresse au premier semestre 2026 par rapport au premier semestre 2025, avec quatre compromis supplémentaires signés. C’est un signal positif, mais il faut rester lucide : 2025 avait été une année particulièrement difficile. Il ne s’agit donc pas d’un “beau semestre”, mais plutôt d’un rétablissement progressif. Cette lecture locale rejoint celle du réseau Century 21 France dans son bilan national du premier semestre 2026 : le marché de l’ancien reste relativement stable en apparence, avec un recul de -1 % des transactions pour les maisons et une progression de +0,9 % pour les appartements. Mais derrière cette stabilité, le marché change profondément.

Un semestre en trois temps à Carquefou

À Carquefou, le premier semestre 2026 s’est déroulé en trois temps.

Le début d’année a été très dynamique. Février 2026 a même été notre meilleur mois de février depuis la création de l’agence pour les signatures de compromis. Nous l’avions détaillé dans notre article consacré à février 2026, mois record pour nos signatures de compromis.

Puis mars et avril ont marqué un vrai ralentissement. Le contexte géopolitique au Moyen-Orient a pesé sur la confiance des ménages, avec des inquiétudes sur l’inflation, les prix de l’énergie et l’évolution future des taux. En immobilier, la confiance est essentielle. Lorsqu’un acquéreur hésite déjà, il suffit parfois d’un climat international tendu pour repousser son projet.

Enfin, mai et juin ont permis une reprise, sauvant le semestre. Les projets n’ont pas disparu. Ils se sont simplement faits plus prudents, plus calculés et plus négociés.

Primo-accédants visibles, secundo-accédants bloqués

Comme en 2025, le premier semestre 2026 reste largement porté par les primo-accédants. Dans notre agence, 57 % des ventes se réalisent sous la barre des 300 000 €. Cette donnée est importante : elle montre que les budgets les plus actifs restent les budgets contraints.

Ce constat prolonge les enseignements de notre bilan immobilier 2025 à Carquefou, dans lequel nous observions déjà le poids croissant des acquéreurs achetant leur première résidence principale.

Mais il ne faut pas mal interpréter cette tendance. Si les primo-accédants sont plus visibles, ce n’est pas seulement parce qu’ils sont beaucoup plus nombreux. C’est aussi parce que les secundo-accédants, c’est-à-dire les propriétaires qui vendent pour racheter, sont freinés.

Beaucoup de propriétaires ont acheté entre 2019 et 2022 avec des taux très bas. Pour revendre aujourd’hui et racheter un autre bien, ils doivent souvent accepter trois réalités difficiles : vendre moins cher qu’ils ne l’espéraient, emprunter à un taux plus élevé, et absorber à nouveau les frais de notaire, le coût du déménagement et parfois des travaux. Résultat : certains préfèrent rester dans leur logement, même s’il ne correspond plus parfaitement à leurs besoins.

C’est un point fondamental. Ce sont normalement ces secundo-accédants qui font tourner le marché : ils vendent un bien, en rachètent un autre, et libèrent ainsi un logement pour un autre acquéreur. Quand ils se bloquent, toute la chaîne immobilière ralentit.

Moins de recherches, mais des acquéreurs plus sérieux

Pendant la période de tension internationale, nous avons constaté une baisse de près de 30 % du nombre de recherches sur certains sites partenaires de publicité immobilière, comme Bien’ici. En revanche, le nombre de nouveaux acquéreurs ayant contacté directement notre agence n’a diminué que de 2,59 %.

Cela veut dire une chose : il y a moins de curieux, moins de recherches passives, mais les acquéreurs qui nous contactent sont souvent plus sérieux. Le marché n’est pas vide. Il est simplement plus exigeant.

Pour un vendeur, c’est une nuance essentielle. Il ne faut pas se dire : “Il n’y a plus d’acheteurs.” C’est faux. Il faut plutôt comprendre : “Les acheteurs comparent davantage, négocient davantage et écartent plus vite les biens trop chers.”

Le rapport de force est favorable aux acquéreurs

Aujourd’hui, le rapport de force est clairement favorable aux acquéreurs. C’est désagréable pour un vendeur, mais c’est la réalité.

Dans notre agence, nous constatons une baisse du prix de vente moyen de 6,49 %. Sur certains biens, la baisse du prix au mètre carré peut aller de 5 à 10 % sur un an. Cette baisse reste variable selon la qualité du bien : emplacement, état général, distribution, performance énergétique, jardin, stationnement, proximité du bourg ou des transports.

Un plain-pied bien entretenu, une maison familiale bien distribuée ou un bel appartement dans le bourg de Carquefou restent des valeurs refuges. Ces biens peuvent encore se vendre vite s’ils sont au bon prix. À l’inverse, une maison avec travaux, une route passante, une mauvaise distribution ou un prix fixé sur les références de 2021-2022 subit une décote beaucoup plus forte.

C’est là que beaucoup de vendeurs se trompent. Ils raisonnent avec le prix qu’ils espéraient, alors que le marché raisonne avec la capacité réelle des acquéreurs.

Le DPE devient un vrai critère de valeur

La performance énergétique est désormais un critère central. Le réseau Century 21 rappelle que 80 % des acquéreurs consultent le DPE en priorité pour anticiper leurs charges futures.

C’est une évolution majeure. Le DPE n’est plus seulement un document obligatoire ajouté au dossier de vente. Il devient un indicateur économique. Les acquéreurs s’en servent pour estimer les factures d’énergie, les travaux à prévoir, les contraintes futures et la valeur de revente du bien.

Deux maisons de même surface, dans un secteur comparable, peuvent désormais avoir des trajectoires très différentes selon leur étiquette énergétique. Une maison bien isolée, bien chauffée et bien entretenue rassure. Une maison énergivore inquiète, même si elle présente d’autres qualités.

Pour un vendeur, cela ne veut pas forcément dire qu’il faut tout rénover avant de vendre. En revanche, il faut être lucide : un mauvais DPE se paie dans la négociation.

Taux de crédit : le problème n’est pas seulement le taux

La Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 0,25 point le 11 juin 2026, comme l’indique son communiqué officiel sur les décisions de politique monétaire du 11 juin 2026.

Pour autant, les banques commerciales n’ont pas brutalement répercuté cette hausse auprès des particuliers. Les taux immobiliers restent relativement stables, même si les banques demeurent sélectives.

Le vrai sujet n’est donc pas uniquement le taux. Le vrai sujet, c’est la qualité du dossier : apport personnel, stabilité professionnelle, taux d’endettement, reste à vivre, crédits en cours et cohérence du projet.

Pour un vendeur, accepter une offre ne suffit pas. Il faut vérifier sérieusement le financement avant d’immobiliser son bien. À l’échelle nationale, certains professionnels alertent sur un nombre important de compromis qui n’aboutissent pas faute de financement, comme l’évoque cet article de Capital sur les compromis signés puis annulés en 2026.

Dans notre agence, notre dernière annulation pour problème de financement date de septembre 2024, à la suite d’une erreur de banque dans une simulation transmise avec une offre d’achat. Ce résultat n’est pas un hasard : il vient d’un vrai travail de vérification en amont.

Des délais de vente très contrastés

Le premier semestre 2026 montre un écart impressionnant dans les délais de vente : certains biens se vendent en quelques jours, d’autres restent sur le marché pendant de longs mois, parfois presque deux ans.

La différence vient principalement du prix.

Un bien au bon prix peut encore se vendre très rapidement. En revanche, lorsqu’un vendeur demande un prix supérieur à l’estimation dans un marché baissier, les petites baisses successives ne rattrapent généralement pas le marché. Au contraire, elles peuvent abîmer la perception du bien.

Les acquéreurs voient le bien depuis longtemps, attendent une nouvelle baisse ou se demandent ce qui bloque. Commencer trop haut pour “tester le marché” est donc rarement une bonne stratégie. Dans le marché actuel, le réalisme vaut mieux que l’optimisme.

Attention à la fausse bonne idée de la location

Certains vendeurs, déçus de ne pas vendre au prix espéré, retirent leur bien du marché pour le mettre en location. Cette solution peut être pertinente dans certains cas, mais elle peut aussi être une fausse bonne idée.

À Carquefou, l’offre de maisons à louer est actuellement élevée pour la saison. Cela montre que le ralentissement ne touche pas uniquement la vente. Il peut aussi toucher la location.

Mettre un bien en location doit donc être étudié sérieusement : niveau réel du loyer, risque de vacance, fiscalité, entretien, gestion, travaux éventuels et perte de disponibilité du bien si le projet de vente revient plus tard.

Un ralentissement partagé par les professionnels du secteur

Les difficultés observées à Carquefou ne sont pas isolées. Nous constatons les mêmes tendances chez nos confrères Century 21 de Loire-Atlantique et au sein de l’association AMANDA, qui regroupe 56 agences sur Nantes Métropole.

Sur l’ensemble de ces agences, le nombre de compromis signés ne progresse que de 5,85 % entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026. Cela confirme que le marché se redresse, mais lentement.

Il serait donc illusoire de croire que le marché repart fortement simplement parce que le nombre d’annonces disponibles diminue. Une baisse du stock peut venir de retraits de vente, de mises en location ou de vendeurs qui préfèrent attendre. Ce n’est pas automatiquement le signe d’une forte reprise.

Quelles perspectives pour le second semestre 2026 ?

Si le contexte international ne se dégrade pas davantage durant l’été, le second semestre 2026 pourrait être meilleur. Les fondamentaux restent présents : besoin de logement, banques encore actives, taux relativement lisibles, prix plus raisonnables et retour progressif de certains acquéreurs.

Pour les acquéreurs, la période est plutôt favorable : plus de choix, plus de marge de négociation et moins de concurrence excessive.

Pour les vendeurs, le message est plus direct : ceux qui n’ont pas encore accepté la baisse du marché doivent changer de stratégie rapidement. L’année 2027 sera marquée par l’élection présidentielle, une période qui entraîne souvent de l’attentisme chez les acheteurs. Les vendeurs qui ne peuvent pas attendre le second semestre 2027 ont donc intérêt à agir au second semestre 2026.

C’est encore plus vrai pour les propriétaires ayant acheté avant de vendre avec un prêt relais ou un crédit achat-revente. Ces montages ne sont pas faits pour durer indéfiniment. Plus le temps passe, plus la pression bancaire augmente, et moins le vendeur garde la maîtrise de sa vente.

Conclusion : le marché n’a pas besoin d’euphorie, il a besoin de fluidité

Le bilan du premier semestre 2026 de l’agence Century 21 C.A.I. de Carquefou est clair : le marché immobilier local se rétablit, mais il reste fragile, sélectif et favorable aux acquéreurs.

Les biens bien situés, bien entretenus, bien distribués et correctement estimés continuent de se vendre. Les biens surestimés, mal préparés ou présentés avec retard subissent le marché au lieu de le maîtriser.

Pour vendre à Carquefou en 2026, il ne faut pas raisonner avec les prix de 2022. Il faut raisonner avec les acquéreurs de 2026 : prudents, informés, exigeants et très attentifs au financement, au DPE, aux travaux et au coût global de leur achat.

La bonne stratégie n’est pas de brader son bien. La bonne stratégie est de vendre au bon prix, au bon moment, avec une présentation solide, une estimation réaliste et une vérification sérieuse des acquéreurs.

Le marché n’a pas besoin d’emballement. Il a besoin de confiance, de solvabilité et de fluidité.

FAQ – Immobilier à Carquefou au premier semestre 2026

Le marché immobilier à Carquefou repart-il en 2026 ?

Oui, mais progressivement. L’activité s’améliore par rapport à 2025, mais le marché reste sélectif. Il s’agit davantage d’un rétablissement que d’un vrai rebond.

Les prix immobiliers baissent-ils à Carquefou ?

Oui, certains prix baissent, mais pas de manière uniforme. Les biens bien placés et sans défaut majeur résistent mieux. Les biens surestimés, avec travaux ou défauts de distribution peuvent subir des baisses plus importantes.

Pourquoi les primo-accédants sont-ils plus présents ?

Ils sont plus visibles parce qu’ils restent actifs sur les budgets les plus accessibles. Mais leur présence traduit aussi le ralentissement des secundo-accédants, ces propriétaires déjà installés qui hésitent à vendre pour racheter à des conditions de crédit moins favorables.

Le DPE influence-t-il vraiment le prix de vente ?

Oui. Le DPE devient un critère économique. Les acquéreurs l’utilisent pour anticiper les charges, les travaux et la valeur future du bien. Un mauvais DPE peut donc peser dans la négociation.

Est-ce le bon moment pour vendre sa maison à Carquefou ?

Oui, à condition d’accepter le prix réel du marché. Pour les vendeurs qui souhaitent vendre avant 2027, le second semestre 2026 peut représenter une fenêtre intéressante.

Faut-il mettre son bien en location s’il ne se vend pas ?

Pas forcément. La location peut être une solution, mais elle doit être étudiée sérieusement : niveau réel du loyer, vacance locative, fiscalité, entretien, gestion et stratégie patrimoniale. Il convient de faire une étude au cas par cas avec notre service gestion locative.

Suivez l’actualité immobilière et rejoignez-nous